« J'aimerais retrouver ce doux poison qu'est le sommeil »
__J'aimerais retrouver le doux plaisir de m'embêter dans les couloirs d'un sombre collège ( ou lycée, dès à présent ), avec la solitude au ventre, mais une autre que celle que j'ai actuellement. Loin de lui, je crois que rien n'est pareil. Clouée à ma ville natale. Clouée à ces rues sans soleil et sans habitants. Sans amis et sans vies. Je crains l'ennuie. Je crains la peur. Je crains son absence. Je crains l'avenir, tout en étant prête à le recevoir. Je parle encore de moi dans ces lignes imbéciles. Mais je m'en fiche. Je ne discerne plus en moi un quelconque talent d'écrivain, tout mes textes étant, à mes yeux, des blablateries débiles d'adolescente en mal de vie. En mal d'action. Clouée au sol, sans ailes. Prendre la poudre d'escampette. Être sur que la semaine suivante on serait loin. Ca serait bien, plutôt que d'angoisser sans raison, en écoutant des chansons d'amour ( si magnifiques soient-elles, Still loving you étant le plaisir incarnée et la passion mêlée. ) en perdant un bout de ma vie sur mangas et films à l'eau-de-rose. Prévoir et reprévoir. Et se haïr, plus que jamais d'être comme ça.
__Mais être l'objet d'une haine ou d'un oublie de certains de ses amis rend fou. Même sans y penser réellement, on s'y agrippe et on s'égorge soit même. Cherchant une reconnaissance dans les yeux de ses semblables. I'm loving you. Une fierté quelconque à travers la tristesse qui les foudroient. Mais je prendrais mon mal en patiente. Ce passage au travers du labyrinthe d'éther blanc, m'aurait-il détruit ? Ce manque d'oxygène viendrait-il de l'effroi qui me rongeait les entrailles, un peu plus chaque seconde. You should give me a chance.. Cette crainte soudaine de la vie, et cette perte de la parole. Que dire ? Que faire.. J'ai enfoncée mon angoisse au fond de mon ventre. J'aimerais tant qu'il me console. J'aimerais tant pleurer dans ses bras comme l'autre fois. Savoir qu'il m'aime, moi et moi seule. Un amour que je ne partage avec personne. Je me veux égoïste. Je veux un bout de vie à moi. Puisque personne ne semble me voir, perdu derrière tout ces corps de gens plus grands de taille et de personnalité à la fois. Il se peut que j'étouffe. Il est sur que je ne demande rien. Il me faut me battre, parce que ça fait longtemps que je ne l'ai pas fait. A vrai dire, je crois que je ne l'ai jamais fais. Je n'ai aucun mérite. Aucun passé. Je vie dans l'ombre des gens, dans l'ombre d'une vie parfaite. Père parfois arrogant et colérique, mère trop fatiguée et triste, frère effacé et ignoré, grande maison à la fois bruyante et vide, dépourvue de musique et de joie. Qu'on me parle de vacance, je veux bien. Qu'on me parle de repos, je ne crois pas non.
__Je ne vais au bout de rien, pas même de mes douleurs infimes et stupides. Peut-être que par fierté, ou plutôt par simple bêtise, je ne susciterais plus ton aide. Je tenterais de me battre contre ces pensées affolées qui me martèlent la tête et me font pleurer. Et j'attendrais qu'une âme bienveillante m'interpelle et me dise d'arrêter mes idioties, de profiter de la vie. Un gros coup dans la gueule pour bien me relancer, il n'y a que ça de vrai. To ever fall in love again . Il faut donc que je me bouge, que je prenne mon temps et que je cesse l'oppression qui me harcèle sans raison. Juillet et assez dur. J'attends août et son silence. Août et ses nuits plus tendres, peut-être la chaleur prendra la place du gris qui sort de ma tête et embête tout le monde. Je ne suis plus à me demander pourquoi ai-je méritée une telle torture cérébrale. Tout est de ma faute et je le sais. Personne n'a jamais su prêter attention. Mais je le sais que c'est de ma faute. Avoir peur que les journées ne passent pas assez vite me font peur. Mais il est 2h et je suis toujours debout. Quelle ironie.
« Anti-dépresseurs. A la longue, vous me manquez. »